Mille et une nuit

 

Nous somme arrivés le soir, l’air était sec et il faisait doux. Nous avions quitter les nuages gris de Paris pour arriver dans l’ air du désert marocain. Le taxi nous mena dans le centre de marrakech ; sur la route les enfants joués dehors et de nombreuses mobylettes circulaient avec 3 ou à 4 personnes sur celles-ci. Les maisons étaient d’un rouge ocre et des mulets commençaient à s’endormir avant le dur travail qui les attendaient le lendemain. Une fois rentré dans la médina, les hommes et les femmes sortaient, les ruelles étaient remplies de vie ; c’etait le ramadam, le soleil était couché la vie continuait. Une fois sortit du taxi, nous nous sommes mis à la recherche du riad qui n’ était qu’à deux rue en réalité. Les odeurs de sardines grillés et de brochettes de poulets enfumées tout un quartier, c’etait à la fois conviviales mais aussi oppréssant par la demande perpétuelle d’argents des marocains. Les enfants couraient dans les rues, les murs étaient rouges et les routes sablonneuses… Une odeur d’ épice dans l’air…

On s’endort et on se réveille par les bruits des moineaux dans ce beau riad dans la Kasbah. Cette suite était balconnée au dessus de la piscine, deux palmiers gigantesques possaient aux deux exterminées de celle-ci. Les murs étaient blanc et les portes étaient scultées à l’ancienne. Le sol était en carrelage de divers couleurs et la piscine était d’un turquoise-gris métalique. J’aimais l’ énergie de ce Riad dans cette ville non loin du désert. Sur le toit on pouvait contempler les remparts de la médina et au loin l’ Atlas qui me faisait de l’œil. Les premiers rayon du soleil venait toucher notre fenêtre et c’est à se moment là que j’allais chercher Nicolas. Le petit déjeuner marocain était servis au bord de la piscine qui me faisait penser à un oasis tellement il y avait de végétation dans ce Riad et tellement c’ était calme. Les moineaux venaient picorer les miettes sous nos pieds et le coq commença à chanter dans le quartier d’à côté. Une fois dehors, la foule repris de plus belle, les souks étaient remplis, les épices aux multiples couleurs étaient sortit et les enfants me faisait penser à ses nombreux chats qui trainaient toute la journée et qui sortaient de n’importe où. Les Marocains étaient fatigués par le ramadan, je dois dire que de ne pas boire, ni manger dans ce pays sec et chaud ne devait pas être une chose facile.

 

Les Jardins Majorelles

Mon expérience préférée a été la visite du musé YSL et des jardins Majorelle. Ces couleurs bleu roi, et ce jaune citrons entourés de cactus et de végétations étaient si impressionnantes. Chaque petit coin était un havre de paix où la créations ne pouvait qu’opérer. Je ressentais comme les vibrations créatives de saint Laurent, par ces couleurs, ces formes, cette atmosphère à la fois acide et chaude. J’ai eu la subite envie de faire cette robe que je vois dans ma tête d’un bleu roi, aux plissés soleil et aux volants bijoux marquée par la taille d’une soie jaune citron. Je la voyais bouger dans ma tête en train de parcourir le jardin comme un colibri se déplaçant de fleurs en fleurs. Je l’aurais appelé la robe Mille et une nuit. Lorsque nous sommes retourné dans le souk j’ai marchandés des tissus, 5 mètres de soie bleu roi et 2 mètre de jaune citron à 50 dix ram le mètre, équivalent à 5 euros. Je ne sais pas si je me suis fait avoir ou non mais c’ était nettement moins cher que Paris. Plus loin Nicolas regardait des huiles essentilles pendant que moi je regardais les teintures. C’etait impressionnant, je voulais toutes les prendrent tellement le pigment de chacun étaient fort. Une par exemple étaient noir et au contact de l’eau, elle devenait d’un vert émeraude. J’ étais sous le charme. On eu l’ idée de decorer les pots des plantes de nico avec et moi des aquarelles ou des teintures tout simplement .Plus loin je vis dans le souk des tas de cuirs, un homme me fit signe de le suivre afin de voir plus de choix ; Nico me suivit par mégarde et on monta plusieurs escaliers pour arriver dans une pièce ouverte dans un vieux riad délabré. Les cuirs jaillissaient de toute part. Je voulais tous les prendres mais cet homme était plus dur en affaire. Je fis le choix d’en prendre 3, Un orange hermès, un bleu lavande et un turquoise. Les 3 étaient des cuirs d’agneau. J’en vis même un que j’avais acheté à paris qu’il vendait un dixième que ce que j’avais acheté à sacré cœur … Dans les souks il y avait toute sorte d’objets, des luminaires, des sacs, des contrefaçons, des tellières en laiton ou en fer, des tapis, de la nourritures, des énormes carcasses de vaches suspendus dont les mouches s’empressaient de se poser dessus et ces fameuses montagnes d ‘épices dont les couleurs attirent le regard.

 

Les Souks

Les femmes sont en majorités voilées avec de longues robes monochromes colorées ou noir. Pour ce voyage je choisis de longues robes d’un jaunes provençale mais avec les bras tout de même dénudés , un foulard dans mon sac en osier, un maillot jaune pour le riad et un kaki deux pièces pour bronzer sur le rooftop et sans oublier mes boucles d’oreilles ambrés de ma grand tante qui les avaient achetés ici y a 40 ans. Je dirais que c’est un petit clin d’œil pour elle, lors de son voyage quand elle avait mon âge. On s’arrêta dans un chouette endroit « La ferme Médina », pour y manger c’est vraiment pas mal; il faut traverser une sorte de jardin tropical avec plusieurs petits coins pour manger en amoureux ou intimement. Je conseille plus cet endroit pour la beauté du lieu, la nourriture est pas mal mes les portions sont assez restreintes. La table de la Kasbah qui est un rooftop en revanche est délicieux, Lemoni également est recommandé par Nicolas. Malheureusement quand nous y sommes allé c’ était en travaux, mais d’après les souvenirs de Nico c’est l’adresse à ne pas rater. Il a bien râlé que ce soit fermé d’ailleur.

On quitta le souk pour arriver sur la place Jemâa el Fna, ici des enchanteurs de serpents envoutaient ces cobras dont les écailles étaient d’un noir luisant qui donne froid dans le dos . Je ne voulais pas les approcher de peur d’en avoir un sur le dos par surprise. Car oui leur spécialitée est de poser un serpent sur le dos des touristes pour exiger de l’argent pour une quelconque photo. Les ânes portaient de grosses cargaisons pour les chantiers. Ils ne faisaient peines tellement il faisait chaud, ne pouvant s’asseoir ou même se mettre à l’ombre vu qu’ils étaient accrochés à la charrette. C’est vrai qu’au maroc la vie des animaux n’est pas vraiment pris en compte quand on voit tous ces chats érants borgnent entourés de leurs chatons si fragiles ou même les poulets portés vivants la tête en bas qui caquettent, ficellés entre eux par les pattes.

 

C’est vrai qu’on a l’impression d’ être dans un monde à part ,où tout est marchandé dans une misère quelque peut moyenâgeuse. On a envie de parler à tout le monde mais il faut rester prudent aux voleurs de sac, il faut dire que Nico a l’œil pour ça. On traverse la rue, évitant de justesse de se faire rouler sur les pieds par les mobylettes peinant à se faire un chemin , bloquée par les charrettes touristiques; dont les parures étaient  aussi brillante que celle des tellières des souks. On finit par rentrer, on tapa à la porte trois fois et on nous ouvrit la porte, nous voilà à la maison en sécurité. On décide de prendre le soleil au bord de la piscine avant de se faire masser.

Le Riad Kasbah

Par cette sècheresse, rien de mieux que de profiter du soleil avant la séance d’ hamman traditionnelle. Pour cela j’ai prévu 2 maillots, un jaune une pièce pour le riad et un kaki pour la séance de massage et le soin de boue. La séance commence par un gommage assez fort de la peau que l’on passe avec un gant assez rêche. Ensuite l’huile pour les cheveux, la boue pour le coprs et enfin le rinçage. Un massage de 1h30 avec le soin est équivaux à 500 dixram par personne, ce qui me paraît assez cher. Mais bon rien de mieux que de se purifier avant le retours Paris. Je vous conseil vivement de prendre le massage intégrale et attention tout de même  aux entourloupes, une masseuse peut quelques fois changer les prix au dernier moment en lui demandant de lui donner l’argent  à elle. Mais si vous êtes dans le cadre d’un riad, toujours régler à l’accueil. Voilà un petit conseil.

Quand le soleil se couche j’aime me rendre sur un rooftop pour contempler ces couleurs rouges de se paysage qui raconte tellement d’ histoires. Je m’imagine ce marchand de tapis qui parcours les rêves des enfants, ces villages dans l’atlas, les mythes du désert et cette énergie d’un monde où les histoires deviennent des légendes. Je sent le rythme orientale s’engouffrer dans ma robe, un rythme du désert, le rythme du maroc.

 

Le soleil se couche, j’entend l’appel à la prière du haut du minaret, le soleil s’est couché, les rues se remplissent, c’est la fête.

On sort manger un tajine sur un rooftop non loin de la mosquée, on commande un thé à la cannelle et un thé aux épices. Je m’empresse de le servir à la marocaine et je dois dire que je me débrouille très bien. Le tajine et le couscous nous sont servis dans des assiettes en terres cuites traditionnelle, c’est un délice. Les repas sont de vrais tableaux aussi colorés que le paysage sous le soleil. Je reconnais les luminaires de ma mère qui essaye en vain de les accrocher dans la veranda à Aix en Provence, je pense à elle en train de bricoler un systeme pour la transformer en lampe. Sacré maman!

La mosquée est éclairée et on entend en bas un chat miauler sous le croissant de lune. Il fait doux, une légère brise se lève, ça fait du bien. Cette nuit et notre 3 ème et dernière nuit.

On décide de rentrer au Riad Kasbah, cette nuit nous n’iront pas danser, on restera dans le calme à s’aimer dans cette nuit si magique, cette nuit au mille et une nuit.